Home • Biographie • Théâtre • Comédien • Radio • Actualités • Animateur • Contact • English site

Biographie

Lire:
Quel théâtre, quel public ?
Enfance théâtrale
À la découverte de l'écriture

Sociétaire adjoint à la SACD et membre des EAT (écrivains associés du théâtre), Alberto Lombardo a suivi une formation théâtrale de comédien au conservatoire d'art dramatique de Lyon et aux Ateliers Antoine Vitez au Théâtre National de Chaillot à Paris. Il travaille avec Catherine Anne, René Loyon, Bruno Sachel, Jean-Paul Denizon et François Tardi. Gràce à Jean-Claude de Feugas et Bruno Sachel, qui l'incitent à écrire, il devient auteur et toutes les voix qui résonnent en lui depuis l'enfance prennent enfin corps.




suit

Une quinzaine de pièces jouées à Paris, en province, au Maroc, à Montréal et en Italie, parmi lesquelles Dérives sur un terrain vague (1993), Traduite en allemand par Klaus Grönau sous le titre Niemandslandpartien. Sélectionnée au Théâtre National de Karlshrue, (1996), La Revanche de James (1994), Un homme à p(r)endre. un monologue joué dans différentes mises en scène depuis 1996. Un parfum de montgolfière (1998), traduite en italien par Fausta Squatriti et en anglais par Alexander Bollinger, jouée dans plusieurs théâtres et sous différentes mises en scène à Paris. Sélectionnée par le comité de lecture du théâtre du Rond-Point à Paris. Longtemps nous nous sommes réveillés avec un mal de crâne (2000), Les femmes ont-elles une âme ?, 9 monologues de femmes présentées au Théâtre du Rond-Point à Paris. Certains monologues sont présentés séparément à diverses occasions. Femmes sans frontière (2003-2005), Un train dans la tête (2007-2008), Une femme de tête(s) (2008), Quand mon cœur bat, je veux que tu l'entendes, spectacle vidéo-théâtre, en collaboration avec la vidéaste Isabelle Delamare (2009), Mon œdipe montgolfière spectacle vidéo-théâtre, en collaboration avec la vidéaste Isabelle Delamare (2010). Edipo a metà, performance mêlant les arts plastiques et visuels et le théâtre, présentée lors du festival d’Art contemporain « Studio aperti » dans le Piémont en Italie. Écriture en interaction avec d’autres formes d’art. Participation au Convent d’auteurs organisé par la compagnie « Le facteur théâtre » à Reims, avec deux textes écrits à partir de commandes, Les noces d’étain et l’Horloge parlante (2010).

Octave et les valeureuses a reçu le prix spécial du jury de l’Accademia Internazionale « Il Convivio » en Sicile. Mise en espace au Vingtième Théâtre en janvier 2011. Jouée à au Théâtre Monnot à Beyrouth, Liban, en 2012.

La place où je joue, création dans le cadre du festival d'auteur L'été en automne dans les Ardennes en 2012.

Pièces éditées :

Femmes sans frontière, publiée chez Alna, avec une préface d’Eduardo Manet (2005)

Les femmes ont-elles une âme ?, publiée chez L’Harmattan (2006)

Secrète-partie, publiée aux éditions Art et Comédie (2007)

Un parfum de montgolfière, publiée aux éditions Art et Comédie (2008)

Octave et les valeureuses publiée aux éditions Art et Comédie (2011)

Pièces radiophoniques :

Mouvements 21 sans bémol, diffusée sur France Culture et mise en ondes par Myron Merson (2007)

Quand on aime, on ne compte pas diffusée sur France-Inter et mise en ondes par Jacques Taroni (2008)

Ce qui reste, diffusée sur France-Inter et mise en ondes par Anne Lemaître (2009)

Rosimont, le double de Molière, diffusée sur France-Inter dans Au fil de l'histoire et mise en ondes par Catherine Lemire. Co-écrite avec Catherine Tullat (2010)

Pour l'amour d'une femme et La parole d'un ange, diffusées sur France Inter et mises en ondes par Jacques Teroni (2011)

Hubert sous influence, diffusée sur France Inter et mise en ondes par Jacques Teroni (2012)

oedipe

Un auteur pour quel théâtre, pour quel public ?

frontal

Lorsque j'écris, j'entends exactement comment chaque mot doit être prononcé, chaque phrase doit être dite, j'entends mes personnages respirer, je sais là où il devront se taire, j'entends tous les sons, les différentes intonations, les rires, les gémissement, les éraillements de la voix, les différentes tonalités, jusqu'aux interjections, jusqu'aux soupirs, je peux éventuellement percevoir les grimaces parfois nécessaires pour démarrer ou achever une réplique et lui donner le souffle juste. Toute la pièce défile en stéréophonie dans ma tête.

J'écris des textes faits pour être joués.

Et j'ai la chance, gràce à ma formation théâtrale, de pouvoir monter mes propres pièces. Je ne me sens pas vraiment metteur en scène. Ce qui me passionne ce sont les comédiens et le texte. Que le texte prenne corps, chair, que ce que j'ai entendu en l'écrivant, les comédiens me le fassent réentendre, ou me surprennent et me proposent d'autres intonations, d'autres interprétations qui obligent un nouveau regard sur le texte. Faciliter cette rencontre entre un comédien et un texte. Je me sens davantage directeur d'acteurs ou metteur en jeu.

Travailler sur les intonations, les tonalités, le rythme et les ruptures.

La rupture est le principal moteur dramatique de mes textes. Pour moi, un personnage n'est pas blanc ou noir, vert ou jaune, il est mille facettes à la minute, il passe d'une émotion à l'autre sans crier gare. Pour moi le théâtre c'est cette chance extraordinaire de pouvoir retranscrire en une heure sur scène ce que l'on traverse dans toute une vie. C'est offrir toute une existence en accéléré.

J'aime à voir sur scène des actrices possédées par des mots qu'elles doivent recracher en un temps record sous peine d'auto-étouffement.

Des mots comme des énergies à transmettre, comme de la chair à toucher, comme du désir à offrir.

rondpoint

Mon théâtre est un théâtre du dire. Le dire comme une urgence, un acte, une revendication physique.

Mes pièces traitent de la difficulté d'aimer et de se réaliser et donnent une voix à l'intime. Je m'attache à traduire, avec humour, le langage conflictuel du cœur, du corps et de l'esprit, en mettant en scène des personnages à la dérive et en manque de certitudes. Des personnages a priori désespérés qui possèdent cette faculté de distance, d'analyse et de dérision face à une réalité qui les empêche de se réaliser. Ils sont en quête d'un salut. Ils veulent être traversés, emplis, remplis, pris par les turbulences pour découvrir et avancer toujours.

Le ton est singulier, naviguant entre le drame et la fantaisie, le réalisme et l'absurde. L'écriture est simple et le propos universel.

Comédies dramatiques, comédies de mœurs, divertissements à 2, 4 ou 6 personnages; Monologues pour femmes et hommes.

Je veux m'adresser au drôle de petit être qui sommeille en chacun de nous avec cette prétention de venir le réveiller, le tourmenter, le dégourdir et le distraire.

Enfance théâtrale

phototppv

Du plus loin qu'il m'en souvienne, l'expression par le jeu a toujours fait partie de ma vie. C'étaient de longues heures d'enfant unique passées dans ma chambre à inventer des histoires abracadabrantes et à interpréter des personnages tout droit sortis de mon imaginaire. Mes parents qui devaient s'inquiéter d'entendre à travers la cloison ces voix étranges et multiples, m'emmenaient les week-ends chez des cousins de mon âge. Sitôt arrivé, je leur transmettais ma fièvre du jeu en les mettant en scène dans des histoires que j'inventais et où je tenais évidemment le rôle principal. Pendant les vacances d'été, je poursuivais l'aventure avec d'autres enfants, sur d'autres terrains, et nous présentions nos spectacles devant les familles réunies. C'était ma vie.

Alors quoi de plus naturel pour moi, dès ma première année de collège d'intégrer le Club Théâtre dirigé par une certaine Catherine Anne et de prendre la relève de la direction du club quelques années plus tard, pendant mes années de Lycée. Là, je mettais en scène tout un groupe d'amis dans différentes pièces. Tout aussi naturellement, je suis entré, lorsque je fus en âge de le faire, au conservatoire d'art dramatique de ma ville, Saint-Etienne, puis après l'obtention de mon baccalauréat, au conservatoire dramatique de Lyon, et deux ans plus tard, celui des Ateliers Antoine Vitez à Paris. Tout était simple, évident.

Mes parents, pourtant socialement et culturellement modestes, ont tout fait pour m'aider financièrement et acceptaient l'idée que je veuille devenir acteur, sans pour autant s'empêcher de me transmettre leur inquiétude et l'espoir qu'un jour je rentrerais dans le droit chemin et exercerais un métier stable.

À la découverte de l'écriture

ordinateur

Montage de textes

Après avoir mis en scène, dans ma jeunesse immaculée, des auteurs comme Racine, Marivaux, Anouilh et Obaldia, je me lance dans des montages de pièces. Comme un besoin d'entrer dans l'univers d'un autre avant de créer le mien propre. Ne rien changer au texte, le structurer autrement, faire des coupes, des collages : et l'histoire n'est déjà plus la même.

En 1986, je mets en scène et j'interprète EUX d'après la pièce Eux ou la prise du pouvoir d'Eduardo Manet, au Théâtre des Trente à Lyon.

Cette pièce qui relate l'étrange union d'un couple devient le monologue d'un homme si désespéré d'avoir perdu sa compagne qu'il se métamorphose en elle.

En 1987, avec la complicité du comédien Philippe Souet, je monte Le jeu de l'amour à partir du Prince travesti de Marivaux, toujours au Théâtre des Trente à Lyon.

À travers les deux personnages féminins principaux de la pièce de Marivaux, Hortense et la Princesse, que nous interprétons, le texte du dramaturge défile comme un kaléidoscope de personnages, de situations et d'émotions.

Adaptation

homme

En été 1987, dans un petit studio Montmartrois, je me plonge dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. C'est la révélation. Je suis poussé par le désir de faire une adaptation de cette oeuvre pour le théâtre. Toujours cette manie de pomper l'auteur pour en sortir autre chose. Je décide de retranscrire toute la relation Albertine et de Marcel, depuis leur première rencontre sur la plage de Balbec dans À l'ombre des jeunes filles en fleurs à la lettre d'adieu d'Albertine dans Albertine disparue.

Il s'agit d'écrire une pièce théâtrale avec, autant que faire ce peut, les mots de l'auteur. C'est un long travail de lectures et relectures. Contrairement au Montage ici, on peut toucher à la forme du texte. Traduire certains passages en style indirect dans le roman, en style direct dans la pièce, passer du monologue au dialogue, de la description à la réplique, prendre une réplique d'un personnage secondaire dans le roman et la mettre dans la bouche d'Albertine ou de Marcel, intervertir les scènes, changer les noms des lieux, des personnages, etc...

Au final 90% du texte de la pièce est de Proust et l'on peut voir défiler la relation tumultueuse d'Albertine et de Marcel en 1h20mn.

marais

L'air de rien est créée à Confluences à Paris en octobre 1988. Les amis de Proust retrouvent leur auteur et sont conquis, les néophytes et les sceptiques apprécient.

(Cette pièce sera rejouée 15 ans plus tard, sous le titre Un amour de Marcel, au casino de Cabourg et au Théâtre du Gymnase en novembre et décembre 2003.)

Vers une écriture personnelle

Après ces présentations Proustiennes, encouragé par deux hommes qui ont terriblement compté pour moi, Jean-Claude de Feugas, magicien et poète et Bruno Sachel, auteur et metteur en scène visionnaire), je décide de franchir le cap et d'écrire mes propres pièces.