Home • Pièces • Vidéos • Radio • Actualités • Animation et Résidences • Contact • Blog

Tout ça pour toi
ou
Longtemps nous nous sommes réveillés avec un mal de crâne

Infos
Personnages 2 femmes
Durée 1h20
Année 2000
Lire...
Paroles d'Auteur
Personnages
Synopsis
Biographie
Critiques
Extrait 1
Extrait 2
Télécharger la pièce
Longtemps 1

Personnages

Fernanda : Femme trompée mais très active

Marie-Antoinette : Femme trompée et très passive

André : Homme partagé

Mario : Voyeur, vengeur ou intrigant

Paroles d'Auteur

Longtemps nous nous sommes réveillés avec un mal de crâne a été créée au Théâtre des 3 Bornes à Paris en 2000 et jouée au Chok-Théâtre à Saint-Etienne. Ce texte a essuyé plusieurs remaniements et sources d'inspiration. Il est à l'origine de la pièce radiophonique Quand on aime on ne compte pas et d'un scénario de court-métrage L'amour c'est ça. Il a été remanié dans son ultime version, plus voyeuriste, et s'intitule désormais Tout ça pour toi.

Synopsis

Entre celui qui prend les femmes comme il les trouve et celui qui les prend quand elles se trouvent, Marie-Antoinette et Fernanda devront beaucoup s'exercer pour choisir celui qui pourra les servir. Une comédie sexuelle qui s'amuse des devoirs et des moeurs de notre temps.

Biographie

Cette pièce a été crée au Théâtre des 3 Bornes à Paris en 2000 et jouée au Chok théâtre à Saint-Etienne en 2001 dans sa première version. La dernière version Tout ça pour toi n'a jamais été représentée.

Critiques

--"Beau Risque"
Le Figaro, mai 2000

--"Chassé-croisé amoureux sur un mode ludique. Une pièce originale et pleine de charme, avec des comédiens de belle qualité. L'écriture de Lombardo n'est pas linéaire, ses personnages ne sont pas construits avec une idée de réalisme, mais quelque chose passe bien de leur humanité. On est interpellé, intéressé, touché. Le regard est toujours intelligent, l'écriture vive, le propos ambitieux. Un spectacle qui fait honneur."
Jean-Luc Jeener

--"Sexe, mensonges et... manipulations !"
A nous Paris - mai 2000

--"Le talent d'écriture d'Alberto Lombardo nous offre ici un joli quota de surprises. Explorant d'une plume aiguisée (textes sardoniques, réjouissants), les faux-semblants qui enkystent les relations hommes-femmes, les méandres insondables du psychisme humain, ce jeune auteur inspiré nous immerge dans l'un de ces spectacles inattendus qui vous baladent entre sujets de société finement tissés, blagues et douleurs d'infinies. Des mots hardis, taillés courts, saisissent en quelques traits l'absurdité et l'ironie du quotidien. Tout cela trouve un bel écho dans la mise en scène. Les comédiens s'engagent dans cet univers trouble et ludique, distillant une drôlerie inespérée."
Myriem Hajoui

--"Amoralité réjouissante"
Paris boum boum - avril 2000

--"Suspense, humour, vengeance et amoralité réjouissante composent le menu savoureux de cette comédie parfaitement ficelée, signée Alberto Lombardo et servie avec piquant par Françoise Arthaud, Caroline Ménigault, Jérémie Lefebvre et Julien Roullé-Neuville. A déguster sans faute!"
Caroline Fabre

--"Du Pinter chez Almodovar"
Femme-on-line - mai 2000

--"Une radiographie décapante de nos maux de couple... Lombardo brosse ses ouailles avec une verve délirante d'images et un esprit qui percute nos sens... Bien joué par un quatuor en or de jeunes acteurs, avec des répliques qui fusent comme un un match de squash."
Hélène Kuttner

Extrait 1

F2: Déjà de retour ?

Hl: Quel accueil!

F2: Je ne t'attendais que demain. Tu devais dormir au studio ce soir.

Hl: Je voulais te faire une surprise. Je pensais que ça te ferait plaisir.

F2: Ca te ressemble si peu. Tu n'arrivais pas v trouver le sommeil ?

H1: Je te dérange ?

F2: Avoue que je suis en droit de me demander ce que va peut bien cacher ton envie subite de débarquer ici en plein milieu de la nuit.

Hl: Parfois l'homme est imprévisible.

F2: Tiens c'est une idée. Je vais essayer de deviner. Ca nous occupera. Je propose que nous procédions par élimination.

H1: Si ça t'amuse.

longtemps 2

F2: Décidément ce soir tu me surprends. Remarque ce n'est pas pour me déplaire. Alors ?... C'est un fervent désir sexuel qui t'a fait voler jusqu'à moi ?

H1: Qu'est-ce que tu penses ?

F2: Y a des limites dans la métamorphose. Tu ne venais tout de même pas pour me surprendre ?

Hl: Aurais-tu quelque chose à me cacher ?

F2: Tu me crois capable de recevoir un autre homme ou une autre femme quand tu n'es pas là ?

Hl: Pourquoi femme ?

F2: Pourquoi toujours un homme ?

Hl: Tu as déjà eu ce genre de relation ?

F2: Homosexuelle, tu veux dire ?

H1: Tu sais très bien.

F2 ( semble hésiter) : Nnnon!...

Hl: A quoi joues-tu ?

F2: Non je n'ai jamais eu de relation avec une femme. Et toi ?

Hl: Oui.

F2: Ah!

Hl: Toi!

F2: Oh!... Et à part ça ?

H1: Personne d'autre, bien-sûr!... quelle idée!

F2: Bien!

H1: Et si c'était le cas ?

F2: Je t'arracherais un bout de peau. Ca te saisirait, ça te surprendrait. Je ne te laisserais pas le temps de riposter, de réagir, de prévenir. Je brosserais tes cheveux avec une fourchette en inoxydable. Et tu souffriras. Auparavant, j e t'aurais immobilisé la tête. Je te ricanerais au visage pendant que ton sang coulerait le long de tes joues. Et je ne te nettoierai pas.

Extrait 2

F1: Comment m'avez-vous trouvée ?

H2: Merveilleuse.

Fl: Sincèrement ?

H2: Totalement crédible.

F1 ( surprise et effrayée) : Ah bon ?

H2: Si naturelle. On sentait que ça venait du coeur.

Fl: Ah bon ? C'était pas trop dégoûtant ? J'avais l'impression de sortir de moi-même. Je n'ai pas été trop brutale ?

H2: Il en a pris pour son grade. J'aurais bien aimé voir la tête qu'il faisait. De quoi avait-il l'air ?

F1: J'osais à peine le regarder.

H2: Vous l'avez bien mouché.

F1: J'avais l'air d'une garce ?

H2: Vous étiez vous-même.

F1: On y met forcément un peu de soi-même.

H2: Vous me diriez le contraire je ne vous croirais pas.

F1: Une ou deux fois j'étais sur le point de tout laisser tomber, de le prendre dans mes bras et de le consoler. Mais je savais que vous étiez là. J'étais comme prise au piège.

H2: Des histoires tout ça! Vous avez dit exactement ce que vous pensiez. Disons que j'en ai été le catalyseur. Rien de plus.

F1: Vous croyez que ça peut porter ses fruits.

H2: Ca dépend de ce que vous attendez. Vous êtes satisfaite de vous, j'espère ?

F1: Je ne saurais dire.

H2: Vous ne ressentez pas un léger mieux ?

F1: Un début d'énergie, peut-être.

H2: Ca devrait vous faire plaisir.

F1: Oui.

H2: Vous donner la force de sortir de cet imbroglio.

F1: Je sais pas.

H2: Vous voulez dire que ça ne va rien changer ?

Fl: Je vous en prie, ne vous mettez pas en colère.

H2: Vous allez poursuivre comme avant ? Rester la bonne petite femme qui continue à recevoir les bras ouverts son infidèle de mari ?

Fl: Probablement.

H2: Vous me déconcertez.

F1: Oh! Je suis une ingrate! Et vous faites tellement pour moi!

(Un temps)

Il faut que je vous avoue quelque chose...

H2: Oui ?

F1: Je ne me sens pas dans mon état normal quand je suis avec vous.

H2: Ca vient de quoi ?

F1: Vous avez cette curieuse façon de regarder vos interlocuteurs ...comme une sorte de promesse...

H2: Développez!

F1: Ce doit être hormonal, je suppose. J'ai des envies, des espèces de pulsions.

H2: Ca provient du bas ventre ?

F1: C'est cela.

H2: Et c'est la première fois que vous ressentez une chose pareille ?

F1: Oui ...enfin...aussi vite ...avec un étranger.

H2: Très intéressant.

F1: Vous croyez que c'est dangereux ?

(Un temps)

F1 ( se jette sur H2) : Si ça vous dit ...vous et moi...?

(Autre temps)

H2: Avant tout je dois me consulter.

Fl: Je comprends.

(Autre temps)

H2: Patience! La lumière est au bout du chemin.

F1: Vous me donnez de la grâce!

H2: C'est mon rôle.